Il était une fois

Histoire du grand méchant poulet

(Anne Jonas, Milan Jeunesse)

C’était il y a longtemps, vraiment très longtemps, quand les poules avaient des dents, et que les loups n’en avaient pas...
Dans une cabane au fond des bois, vivait le grand méchant poulet.
Il s’appelait "CLAQUEDENT". Il était terroriffiant, éffroustoufflant, on peut même dire abominifiant !
Chaque matin, ce grand méchant poulet prenait un caillou bien pointu et aiguisait ses horribles dents.
Ensuite, il mettait à chauffer une grosse marmite remplie d’eau, claquait la porte et s’en allait en chantonnant : "Foie de poulet, foie de poulet, le premier qui passe, je l’aurai… Foie de volaille, foie de volaille, le premier qui passe, je l’entraille.... !"
Pendant des années, des années, et encore des années, Claquedent fut ainsi la terreur au fond des bois.

Un jour, Loup faillit finir dans la marmite de Claquedent .Il s’échappa de justesse, mais garda longtemps un terrible mal de fesse, là où le poulet avait réussi à planter ses dents.
Pas bien gros, pas bien velu, Loup était quand même le chef de la forêt. Il décida de réunir tous les animaux.
Ca ne pouvait plus durer, il fallait trouver une solution.

Il se plaça sous un rayon de lune, bien au centre de la clairière, et prit la parole :
- Est ce que l’un d’entre vous a une idée pour se débarrasser de ce poulet, de ce poulet de malheur ? demanda-t-il.
Un silence terrible suivit ses paroles. On aurait pu entendre éternuer un papillon !
Soudain, Souris prit la parole :
« Moi, je sais comment nous débarrasser de ce gros tas de plumes !...... Ce poulet a peut être de grandes dents, mais il a une petite tête et de grosses fesses...
- Alors, demanda le loup ?
- Alors reprit la souris, il suffit de...»

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Le mendiant et les quarante chameaux

Je vais vous emmener à Bagdad. Pas la Bagdad d’aujourd’hui, non, la Bagdad du temps de sa splendeur, du temps de ses richesses et de ses palais., la Bagdad du temps du calife Haroun El Rachid. Haroun El Rachid était très apprécié de ses sujets. Il les connaissait bien car les soirs d’insomnies, il aimait à se promener incognito dans les rues de ville.

Ce soir là justement, il appela son vizir et le chef des gardes, leur ordonna de se déguiser comme lui en marchand et les voilà qui sortent du palais. Leurs pas les conduisirent vers le pont de Bagdad. C’était là que tout le peuple se retrouvait, la nuit à Bagdad.

Il y avait des riches et des pauvres, des jeunes et des vieux, des malades et des bien-portants, des bons et des moins bons...

Au moment où le calife Haroun el Rachid s’apprêtait à traverser le pont, il vit, à son entrée un mendiant aveugle.
En ce temps là, il était de mise de mettre la main dans sa poche et de donner aux mendiants ce que l’on ressortait dans sa main. Le calife sortit deux pièces d’or de sa poche et les donna au mendiant aveugle.

- "Merci de votre bonté noble monsieur, maintenant, donnez-moi deux gifles."
Le calife fut surpris :
- "Je ne suis pas là pour donner des gifles mais pour donner l’aumône !
- Si vous ne me donnez pas deux gifles, reprenez vos pièces d’or."

Intrigué, le calife lui donna deux petites gifles et traversa le pont.
Arrivé au milieu, il se tourna vers son vizir et lui dit :
- "Ce mendiant aveugle est étrange, il doit avoir une histoire intéressante à raconter. Convoque le demain au palais, après la prière du soir".

Ainsi fut fait.

Le lendemain soir après la prière, le mendiant se retrouve donc dans la salle de réception du palais. Il attend. Le calife rentre, s’assoit au milieu des coussins, se fait ventiler par un esclave, servir un thé :
- "Je t’écoute, mendiant, pourquoi m’a-tu demander de te donner 2 gifles ?
- C’est une longue histoire sourit le mendiant aveugle.
- J’ai tout mon temps" et le calife se cale dans ses coussins..."

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